La Feda « prend acte avec gravité de la situation des deux constructeurs automobiles français qui, depuis des années, poursuivent les annonces de délocalisation de leurs sites industriels sans réajuster leur stratégie bien que bénéficiant de soutiens et d’aides publiques conséquentes ». C’est pourquoi, la fédération des distributeurs de pièces indépendants appelle les pouvoirs publics à ne surtout pas réinstaurer de prime à la casse et à intégrer pleinement la filière de l’après-vente indépendante dans les organes de consultation et de décision qui seront appelés à s’engager pour le redressement de l’industrie française. Pour la Feda, l’exemple de la contre-performance de la prime à la casse est manifeste : elle a coûté plus d’un milliard d’euros aux finances publiques avec une surreprésentation des véhicules de catégories inférieures, pour l’essentiel fabriqués hors de France, renforçant la dégradation de la balance commerciale du secteur et agissant comme une véritable prime à la délocalisation. « Elle a eu aussi des effets très négatifs sur le marché des véhicules d’occasion, qui est majeur pour les distributeurs, et a impacté très négativement les activités des services automobiles et de contrôle technique » regrette l’organisation. Et de poursuivre : « L’automobile ne peut pas se résumer aux seuls constructeurs et à leurs sites industriels, ce qui conduit trop souvent à reléguer l’après-vente au simple rôle de variable d’ajustement, éludant les questions et problèmes de fond et engageant ce faisant une série d’entraves à la bonne santé de toute la filière. »
Plan de soutien à l’auto, la Feda souhaite que le SAV soit considéré
Par Fabio CROCCO le
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