La Commission Européenne a proposé le mois dernier d’augmenter la fréquence des contrôles techniques en y incluant désormais les motos et de la rendre annuelle. L’institution justifierait ce projet par le fait que 6 % des accidents de voitures et 8 % des accidents de deux-roues seraient causés par une défaillance technique du véhicule. Etonnée par ces statistiques, la Ligue de Défense des Conducteurs a immédiatement demandé à la Commission d’en préciser l’existence et les sources. Dans la réponse qu’il a adressée à l’association le 12 septembre dernier, le Responsable Européen de la Sécurité des Routes, Monsieur S. Schmidt, reconnaît l’absence de données concrètes sur le taux d’accidents causés par des défaillances techniques. « En réalité, les chiffres avancés par la Commission Européenne viennent principalement de trois rapports liés à Dekra. Or, Dekra est tout simplement … le leader européen du contrôle technique ! » dénonce l’association. Et d’ajouter : « ainsi le projet de la Commission Européenne s’appuie quasi exclusivement sur des données fournies par les entreprises qui bénéficient directement de cette nouvelle règlementation. En effet, le contrôle technique annuel représenterait un marché supplémentaire de plus d’un milliard d’euros. » Face à ce constat, la LDC a saisi par courrier le 17 août dernier les députés européens français pour leur demander de voter "non" à ce projet.

